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Métamorphose

Concorso di  "La plaine-du-Loup"

 

Lausanne
Svizzera 

Concorso 2010

 

Superficie terreno 345'760 m2
Superficie costruita 413´500 m2

La Plaine du Loup à la grande particularité de pouvoir étirer ses espaces verts jusqu’au coeur de la ville de Lausanne. Véritable poumon des quartiers environnants, cette coulée verte est marquée par des infrastructures publiques. Le vert investit les quartiers de Cassinette, Ancien Stand, Bossons et Bergières, jusqu’au parc Pré des Casernes et au delà, jusqu’au Palais de Beaulieu.

De même, nous remarquons que la prison du Bois Mermet  a préservé, autour d’elle, un vide qui pourrait relier, de manière très simple, le bois qui lui donne son nom au grand espace vert de la plaine du Loup.

L’idée fondamentale de notre proposition consiste dans la sauvegarde et la valorisation, malgré la grande surface utile brute requise par le programme, d’un parc urbain à l’échelle régionale qui maintient et renforce le réseau vert et écologique existant (schéma 1).

Pour cela nous décidons de redéfinir, en leur donnant de nouvelles limites, les trois quartiers principaux de Cassinette, Ancien Stand et Bergières  entourant la zone du concours (schéma 2). A chaque quartier, nous faisons correspondre des types différents d’édification qui composent la mixité sociale et fonctionnelle requise par le programme.

De cette manière le parc n’est plus un simple vide qui sépare les quartiers mais devient un nouvel espace de référence commun qui les unifies.

Le premier quartier, celui de Cassinette, se conclu sur le grand espace vert, par une tour. Celle-ci, avec ses trente étages de hauteur, devient le signe qui rend le quartier reconnaissable et le lie au reste de la ville. Couplé à l’un des trois parkings proposés dans notre projet et à la rue principale, ce final est aussi bien repérable par les habitants du nouveau quartier que par ceux qui arrivent de la ville et de l’autoroute.

Le deuxième quartier, redéfinissant l’Ancien Stand vers le nouvel espace vert, est constitué par des « îlots ouverts » qui s’attachent aux dimensions et à la typologie urbaine introduit par la Caserne de la Pontaise. Ces îlots sont caractérisés par de grands espaces collectifs qui, tout en étant des zones semi privées, présentent de larges ouvertures sur les espaces publics. Ce système créé ainsi une grande porosité et une réelle fluidité entre l’intérieur et l’extérieur des îlots. Au rez-de-chaussée prennent place aussi bien de petits commerces que des habitations qui s’ouvrent sur des jardins privés. Aux étages, en profitant des différentes orientations (Nord-Sud et Est-Ouest), on peut trouver de multiples typologies (grandes-petites, traversantes-orientées, de plein pied-en duplex).

Le troisième et dernier quartier auquel on redéfinit la limite avec le grand espace vert collectif, est celui du Bossons. Cette limite est formée par une suite de constructions qui forment une épine dorsale. Cette épine refuse de créer un devant et un derrière. Marquée par un parcours central et rythmée au rez-de-chaussée et au premier étage par des activités collectives sur les deux cotés, cette limite s’ouvre aussi bien sur l’espace vert du parc que sur le quartier d’habitations qu’occupe le coté Est de la plaine. Les niveaux supérieurs sont des bâtiments locatifs orientés Est-Ouest qui se positionnent, en alternance, sur le coté droit et coté gauche du parcours. Leurs typologies peuvent être mixtes. Les habitations qui occupent la portion de terrain entre notre nouvelle limite et les bâtiments existants sont des maisons à patio de trois étages et à haute densité. Ce choix introduit une nouvelle échelle dans le quartier qui permet la construction de maisons unifamiliales et d’habitations collectives en rapport direct avec le sol. 

Pour cela nous décidons de redéfinir, en leur donnant de nouvelles limites, les trois quartiers principaux de Cassinette, Ancien Stand et Bergières  entourant la zone du concours (schéma 2). A chaque quartier, nous faisons correspondre des types différents d’édification qui composent la mixité sociale et fonctionnelle requise par le programme.

De cette manière le parc n’est plus un simple vide qui sépare les quartiers mais devient un nouvel espace de référence commun qui les unifies.

Le premier quartier, celui de Cassinette, se conclu sur le grand espace vert, par une tour. Celle-ci, avec ses trente étages de hauteur, devient le signe qui rend le quartier reconnaissable et le lie au reste de la ville. Couplé à l’un des trois parkings proposés dans notre projet et à la rue principale, ce final est aussi bien repérable par les habitants du nouveau quartier que par ceux qui arrivent de la ville et de l’autoroute.

Le deuxième quartier, redéfinissant l’Ancien Stand vers le nouvel espace vert, est constitué par des « îlots ouverts » qui s’attachent aux dimensions et à la typologie urbaine introduit par la Caserne de la Pontaise. Ces îlots sont caractérisés par de grands espaces collectifs qui, tout en étant des zones semi privées, présentent de larges ouvertures sur les espaces publics. Ce système créé ainsi une grande porosité et une réelle fluidité entre l’intérieur et l’extérieur des îlots. Au rez-de-chaussée prennent place aussi bien de petits commerces que des habitations qui s’ouvrent sur des jardins privés. Aux étages, en profitant des différentes orientations (Nord-Sud et Est-Ouest), on peut trouver de multiples typologies (grandes-petites, traversantes-orientées, de plein pied-en duplex).

Le troisième et dernier quartier auquel on redéfinit la limite avec le grand espace vert collectif, est celui du Bossons. Cette limite est formée par une suite de constructions qui forment une épine dorsale. Cette épine refuse de créer un devant et un derrière. Marquée par un parcours central et rythmée au rez-de-chaussée et au premier étage par des activités collectives sur les deux cotés, cette limite s’ouvre aussi bien sur l’espace vert du parc que sur le quartier d’habitations qu’occupe le coté Est de la plaine. Les niveaux supérieurs sont des bâtiments locatifs orientés Est-Ouest qui se positionnent, en alternance, sur le coté droit et coté gauche du parcours. Leurs typologies peuvent être mixtes. Les habitations qui occupent la portion de terrain entre notre nouvelle limite et les bâtiments existants sont des maisons à patio de trois étages et à haute densité. Ce choix introduit une nouvelle échelle dans le quartier qui permet la construction de maisons unifamiliales et d’habitations collectives en rapport direct avec le sol. 

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Dans une idée de parc qui se veut à l’échelle régionale et qui demande la création de nouvelles limites entre bâti et végétal - entre plein et vide - comment peut-on imaginer la transition qui amène de l’idée générale à la résolution des problèmes particuliers ? Comment faire participer les habitants d’un quartier ayant propre logique interne avec un vide qui se comprend a l’échelle de la ville et de la région ? Et comment peut-on créer, en même temps, une limite claire et précise tout en la rendant parfaitement perméable et capable de créer une suite d’espaces qui amènent jusqu’à la plus petite particule privée?

Pour donner réponses à ces questions, nous avons établi un système basé sur un réseau vert qui part de l’idée de « fractalisation «  de l’espace public.

Ce système tisse un réseau qui devient de plus en plus petit, presque capillaire,et permet de s’adapter du général au particulier. Le système est subdivisé en quatre différents types de végétation correspondant à quatre différents layers: les layers A, B, C et D (schéma 3).

Le layer A fait référence au grand vide créé par la continuité spatiale entre la campagne lausannoise et le centre ville. Ce grand parc contient des infrastructures publiques. Ce vert est formé par divers types de végétation qui se différentient et s’adaptent selon leurs situation. Ils peuvent varier de la plantation de bois - autour de la prison pour la mettre dans une clairière - à la présence de friches - aux abords des bassins de bio épurations - jusqu’au jardin aménagés - entourant des infrastructures publiques telles que les écoles.

 

Le layer B permet de relier le A aux îlots qui le longent. Ces espaces verts pénètrent les quartiers pour les desservir et permettent, en même temps, de relier les deux cotés de la plaine du Loup. Au bout de celui-ci, au niveau de la rue principale, nous trouvons aussi les arrêts du nouveau tramway ainsi que ceux du bus. Ce layer se dessine et se définit en tenant compte des éléments paysagers existants sur le site.

Le layer C correspond aux espaces collectifs à l’intérieur des îlots. Selon qu’il s’agisse de l’édification correspondant au quartier Bergières ou Bossons, il peut être de nature très différente. Dans le premier quartier on se trouve face a des bâtiments d’une certaine taille ou l’espace collectif est caractérisé par des aménagements semi privés  et le type de végétation doit pouvoir s’adapter aux jeux des enfants ainsi qu’aux petits rassemblements de gens. Dans le deuxième quartier, celui de Bossons, l’échelle des îlots change. L’espace vert collectif devient espace de parcours qui amène aux habitations privées. La particularité de cet espqce vert c’est qu’il est entretenu et organisé par les locataires des appartements. De ce fait nous voulons encourager l’appropriation de ces espaces publics  par les habitants. Ceci introduira une grande diversité de couleur et d’espèces végétales.

Le layer D, c’est bien sure, celui privé organisé dans les patios et sur les loggias des bâtiments collectifs.

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Schéma 4 : Le Maillage écologique


Le projet établit un réseau végétal se reliant à celui existant formé par le Bois Mermet, le Louve, le Petit Flon et la Promenade Rivier . Le résultat voulu est de connecter notre maillage écologique aux zones périphériques.

Les différents types de végétation indiqués dans ce schéma dépendent de l’usage et du caractère que nous voulons donner a chaque surface. Cette grande richesse de végétation autochtone enrichie non seulement le paysage visuel mais favorise également la biodiversité.

Schéma 5 : sol et gestion des eaux


La grande surface d’espaces verts collectifs et privés, proposée dans notre projet, ainsi que les toits végétalisés des bâtiments plus bas, nous permettent d’être bien au dessous du rapport maximale conseillé de surface imperméable, par rapport à la surface au sol totale, qui est de1/3. Avec notre proposition on obtient 85'000 m2 de surfaces imperméables sur une surface totale de 345'000 m2, soit un rapport de 1/4.

Le traitement des eaux est subdivisé en deux parties.

À l’intérieur des îlots, on trouve des fossés d’environ 80 cm de profondeur correspondant à un volume totale de 3'500 m3. Ces fossés longent les parcours et drainent les eaux de pluie. Le deuxième système est constitué des bassins de bio épuration qui se trouvent dans les grandes surfaces traitées en friches, à l’intérieur du grand parc, devant chaque îlot. Ces surfaces, pour un total d’environ 10'000 m2 peuvent traiter les eaux usées correspondantes à une population de 3’000/5'000 personnes.

Schéma 6 : affectation


Une grande mixité est requise.

Au niveau des fonctions, nous décidons de regrouper toutes les activités collectives, en profitant de la forme très allongée du site, le long des parcours longeant le grand parc.

De cette manière ces activités restent, tout en étant regroupées autour de ce « boulevard piéton » qui structure l’ensemble du quartier, en contact avec les logements. Ainsi les habitants vivent en rapport permanent avec les activités collectives et publiques.

Au decus de ces boulevards piétons nous avons les grands bâtiments d’habitation collective qui peuvent contenir multiples typologies et dimensions.

Schéma 7 : surfaces bâties et densité


Le choix de départ - de préserver un grand vide collectif -  nous oblige à créer des quartiers avec une assez grande densité relative.

En effet, tout en respectant l’index de exploitation générale requis de 1 (350'000 m2 SP sur 345'000 m2 de aire de concours), dans nos îlots on propose des densités qui vont de 1,5 minimale à 3,3 maximale.

Ces différentes densitées correspondent à autant de typologies urbaines différentes qui, selon les besoins, permettent des typologies habitables diverses. Cela génère la mixité fonctionnelle, sociale et typologique souhaitée par le programme

Schéma 8 : Mobilités


Dans ce projet, une très grande attention à la mobilité douce à été donnée.

Les trois grands parkings présents sur le site (environ 600 places chacun) se trouvent aux extrémités des trois quartiers et en relation directe avec les grands axes de circulation provenant des alentours.

La route des Plaines du Loup est enterrée à partir de la nouvelle tour jusqu’à la Caserne de la Pontaise.  Seuls, les habitants du quartier et le tramway peuvent passer en surface. De cette manière, nous enlevons le trafic routier de passage, et permettons une très grande perméabilité entre le Bois Mermet et le nouveau parc ainsi qu’une bonne relation piétonne entre les différentes parties du nouveau quartier.

Tout le reste du quartier n’est parcouru que par des chemins destinés à la mobilité douce. Les accès de service - en boucle et à sens unique - sont limités aux habitants à des horaires établies.

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giacomo guidotti e riccarda guidotti  credits  contacts